« UN MUR POUR 300 ANS »

Le chantier a pu démarrer tôt cet été et s’est poursuivi jusqu’à fin septembre. La météo a réservé peu de mauvaises surprises aux collaborateurs et Yannick Levet, coordinateur des travaux, se dit satisfait de l’avancement : « Les entreprises ont trouvé leurs marques et sont vraiment rodées désormais. Nous avons pu traiter quasiment la totalité des murs urgents. Tous ceux qui représentaient une menace imminente ont pu être reconstruits. » Ces deux ans de chantier ont aussi permis de connaître à fond le terrain et ses difficultés. « Nous constatons que les murs en place étaient très bien construits, mais la roche présente sous le mur a certainement causé son glissement à maints endroits. » Les précédents intervenants ont tenté de créer des renforts à l’aide de béton. Malheureusement, cette solution présente des inconvénients au bout d’un certain temps. Grâce aux bonnes assises façonnées sur le rocher à l’occasion de ce nouveau chantier, la solidité de cette construction en pierres sèches est garantie à long terme. « Urs Lippert, le constructeur, m’a assuré qu’il tiendrait 300 ans ! Nous ne serons plus là pour le constater, mais avec les précautions qui ont été prises, à moins d’un événement exceptionnel, je le crois volontiers », conclut le chef de chantier.

Ce chantier prévu sur 4 ans se poursuivra au cours des étés 2018-19. L’Hospice cherche encore 500 000 francs pour finaliser les travaux.

Anne-Sylvie Mariéthoz